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| Le rêve de Raju |
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| vendredi, 06 juillet 2007 | ||||||||
Page 1 of 6 Ce conte a été réalisé par les enfants des différents foyers Partenaires durant l'année 2007. Il est divisé en parties relatives au régions du monde où prennent place nos actions. BANGLADESH : 1ère partie du conteIl était une fois un village isolé dans la campagne où vivait un petit garçon nommé Raju. Ce village du Bangladesh, qu'on appelait Shantipur - le village de la paix - était très beau, entouré d'arbres de toutes sortes, manguiers, cocotiers et bananiers, arbres médicinaux…Une rivière bleue coulait à travers champs : peuplée de nombreux poissons (mash enBangla), elle offrait aux villageois des shig mash, pouyt mash, hilish mash, rui mash : toutes sortes de poissons qui constituent la nourriture des paysans. Les toits de paille des maisons donnaient des couleurs chaudes au paysage, contrastées par le vert des rizières, vif lorsque le riz est jeune, et virant progressivement au jaune en mûrissant. On se sentait au calme et en sécurité dans ce village, la nature l'avait préservé des inondations et de la colère des rivières. Aux abords du village se trouvait une forêt tropicale ; dans cette forêt il y avait une cabane au toit de chaume, et dans la cabane habitait une famille... Cette famille était très pauvre, le père étant mort des années auparavant, la mère devait s'occuper seule de son fils Raju et de ses deux petites filles Sharmin et Nazma. La maman faisait vivre sa famille en ramassant du bois dans la forêt et en le vendant au marché du village. C'était un travail bien pénible pour une femme : pourtant elle ne se plaignait jamais et gardait toujours son sourire et sa joie de vivre. Et Raju ? C'était un garçon de bonne nature Il allait tous les jours à l'école du village, ce qui ne l'empêchait pas d'aider souvent sa mère dans son travail. Il était bon élève et son avenir promettait d'être brillant. Il se rendait souvent dans la forêt avec son ektara, instrument de musique traditionnel, avec une seule corde tendue sur une courge vidée et séchée. Lorsqu'il se mettait à jouer et à chanter, tous les animaux approchaient discrètement pour l'écouter, tant ses sons étaient harmonieux et délicats. D'autres fois, il jouait à "loco-chouri" avec ses sœurs, qui se cachaient dans les arbres, dans le grenier à riz, ou encore dans l'étable, et Raju devait les retrouver. La mousson - la saison des pluies - avait débuté depuis quelques semaines : le sol était gorgé d'eau, et de gros nuages chargés dansaient dans le vent. Un jour, accidentellement, sa mère glissa et se blessa gravement le dos. Elle ne pouvait plus bouger : cette chute la paralysa. Toute la petite famille fut triste et désespérée. Le petit Raju devait désormais s'occuper constamment de sa maman et travailler à sa place pour ramener de l'argent. Il fut obligé d'arrêter l'école car tous les jours, il devait pêcher à la rivière bleue afin de ramener à manger à sa mère et à ses petites sœurs. De la rive, il pouvait voir son ancienne école, sa maîtresse qui faisait la leçon, et ses camarades qui jouaient dans la cour. Tout ceci l'emplissait de peine, il aurait tellement souhaité aller en classe. Plus tard, alors que Raju ramassait du bois dans la forêt, une forte pluie commença à tomber. Il s'abrita sous un barai, un arbre qui porte de délicieux fruits verts, et se mit à chanter d'une voix triste. Tout à coup, il remarqua quelque chose de brillant à ses pieds. En prenant la chose dans ses mains, il comprit qu'il s'agissait d'une pierre précieuse : un diamant ! Ses yeux miroitèrent, il était ivre de joie. Mille idées lui couraient déjà en tête : ce diamant avait certainement une grande valeur, et il allait pouvoir soigner sa mère. Ainsi tout s'arrangerait. Ses larmes de peine se changeaient en éclats de joie, il dansait, chantait, et riait de bon cœur… Alors qu'il était bercé par ses rêves, il entendit soudain du bruit dans un buisson. Etonné, curieux mais pas effrayé, il se retourna lentement. C'est alors qu'il vit un grand ours noir, fier et fort, avec de grandes griffes, qui le fixait de ses yeux rouges. Malgré son courage, Raju prit peur. Car l'ours se mit à hurler, d’une grosse voix caverneuse : " ARF ! ARF ! Vilain garçon ! comment as-tu osé voler mon diamant ?!'" - Raju répliqua, inquiet : « Ours, je ne l'ai pas volé, ce diamant était par terre. Aies pitié de moi, cette pierre précieuse peut sauver ma mère. Je t'en prie, laisse-la moi. Elle va changer la vie de ma pauvre famille », ajouta-t-il avec des sanglots dans la voix. Alors, l'ours répondit …
Fin de la première partie de l'histoire. Conte imaginé au Foyer MaerAchol de l’Association Partenaires à Dacca par le groupe de 7-12 ans : Megna, Bacchu, Alamin S, Alamin M, Sabina, Ohidul,Azad, Jakir, Laila, Tangila. |
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