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Le rêve de Raju Print E-mail
vendredi, 06 juillet 2007
Article Index
Le rêve de Raju
Cote d
Bolivie
Myanmar
Madagascar
Moldavie

MYANMAR : 4ème partie du conte

Raju se réveilla au Myanmar. L’endroit semblait une magnifique et attrayante image, comme il n’en n’avait jamais vu de sa vie .Sous les rayons du soleil s’étendaient des champs de riz, et il y avait toutes sortes d’arbres : des manguiers, des palmiers, des bananiers, des pommiers. De jolis oiseaux chantaient, sautant de branche en branche. Sur des fleurs de couleurs variées, de beaux papillons volaient. On pouvait voir des cascades couler du haut des montagnes mauves, qui devenaient ensuite un flot à travers champs, où nageaient des poissons dorés.Le petit Raju ne put alors contenir sa joie et se mit à chanter une jolie chanson :Puis il eut faim et cueillit de délicieux fruits dans les arbres. Il s’assoupit ensuite sous un manguier. Alors que le petit Raju dormait, une grosse voix se fit entendre : « Ah… qui es-tu ? Comment oses-tu venir dormir sous mon arbre, sans ma permission ? » Raju se réveilla en sursaut. Il se leva et chercha mais il ne put voir quiconque aux alentours. « Je suis Raju. Je viens du Bangladesh à la recherche d’une plante magique », répliqua Raju racontant son histoire. Après son explication, la voix se fit entendre à nouveau : « Oh ! Raju, tu es un garçon intelligent. Tu essayes de remplir tes devoirs envers ta famille, je suis content ! » Raju demanda à la voix : « Qui es-tu ? ». La voix répondit : « Je suis un Nat birman, et je peux te fournir la plante puissante que tu recherches. Je sais que tu es un bon garçon, tu es honnête, donc je te respecte. Je te donnerai de ma plante mais je ne la distribue qu’une fois par an, le 12 février à minuit. Peux-tu attendre jusqu’à cette date ? » Raju répondit joyeusement : « Oh !… oui, oui monsieur, quelle chance j’ai de vous avoir trouvé si vite ! Je peux bien attendre jusqu’à la date en question, mais j’aimerais que vous teniez votre promesse. »Après quoi, Raju s’assit sous l’arbre et pensa au moyen d’attendre et de rester dans le pays. On n’était à ce moment-là qu’en novembre, il lui fallait donc attendre trois mois ! C’est alors qu’une vieille dame passa et aperçut Raju : «. Petit garçon, pourquoi es-tu assis ici ? D’où viens-tu ? Quel est ton nom ? ».« Je suis Raju, grand-mère. Je viens du Bangladesh ». Il lui raconta toute son histoire. « Ne t’inquiète pas, fils. Tu peux rester chez moi, et y attendre trois mois ».. Raju la suivit. Après avoir traversé un pont, ils arrivèrent à une petite hutte construite dans un jardin en fleurs. La vieille dame rapporta de la cuisine un gâteau birman appelé shwe thamin (riz d’or) au Myanmar, ainsi qu’une tasse d’eau bouillante : « Prends de ce délicieux gâteau que j’ai préparé moi-même. Quant à cette boisson, faite de thé vert, elle se nomme shwe ye, (eau d’or). Après le repas, Raju se sentit plus frais et plus fort. : « Merci beaucoup grand-mère, j’ai de la chance de vous avoir rencontrée ».- « Oui, c’est vrai garçon, et ce n’est pas seulement toi qui est chanceux, mais également tout le peuple du Myanmar de vivre dans ce pays, que l’on appelle «pays d’or». Raju vécut ainsi heureux avec la vieille dame dans sa hutte ; il lui raconta ses visites dans les différents pays, les rencontres avec tous les gens généreux qui l’avaient aidé, et les nombreux amis qui lui resteraient .

Arriva le 12 février : Raju se leva à l’aube et se rendit au pied de l’arbre où vit l’esprit birman. Il s’écria de sa petite voix : « Esprit, aujourd’hui c’est le 12 février, et je suis venu tôt. J’attendrai ici jusqu’à minuit. » Puis il s’assit sous l’arbre et pensa à sa famille, à ses nouveaux amis de tous les pays parcourus qu’il gardait dans son cœur. Ses yeux se fermèrent petit à petit et il s’assoupit. Quelques heures plus tard, un joli chant parvint à son oreille, joué par une flûte en bambou, un instrument de musique traditionnel birman appelé palwe. Raju ouvrit lentement les yeux et regarda les sombres alentours. Il vit un feu de bois non loin de lui et des garçons et filles de son âge en train de chanter et de danser autour du feu. Dès qu’il se leva, la vielle dame vint près de lui et lui dit : « Petit garçon, suis-moi donc et danse joyeusement avec eux ». Plus tard, la vielle dame présenta Raju à ses petits-enfants. «Ecoutez-moi, voici Raju. Il vient du Bangladesh et il est ici pour obtenir une plante médicinale d’un Nat. A votre tour de vous présenter». Un à un, quatorze filles et quatorze garçons venant des différentes divisions et états du Myanmar s’exécutèrent.Puis la voix de l’esprit retentit : «Bonsoir à tous, il est à présent minuit le 12 février. Il est temps pour moi de tenir ma promesse et de vous remettre la plante médicinale. Chaque année, je la remets aux petits enfants de la vieille dame. Cette année, j’en donne à Raju, notre invité, un fils obéissant ; je le respecte et lui offre donc ma plante : elle peut guérir ta maman, garde la bien. Mais je désire tout d’abord apporter quelques précisions au sujet de celle-ci. On en fait du thé au Myanmar. Avant d’arriver au Myanmar, elle était appelée kantuta en Bolivie. Je l’ai échangée avec un Esprit bolivien et je la donne aux enfants pour leur santé. Mais j’ai entendu parler d’une autre plante qui est capable de guérir les maladies du monde, qu’on trouve à Madagascar. Donc Raju, je te propose de prendre ma plante, et de te rendre également dans ce pays. Bonne chance à toi petit garçon. Au revoir ! »Raju remercia l’esprit puis fit ses adieux à tous ses nouveaux amis : « Au revoir à tous, je pars à Madagascar, je ne vous oublierai jamais et je vous garderai dans mon cœur » ». Puis Raju sortit sa boule magique et prononça : «Madagascar !»

Par un groupe d’enfants (10 à 12 ans) d’une des 35 écoles des faubourgs de Yangon qu’a restaurées Partenaires – Birmanie : Mg Chit Ko Ko, Ma Lwin Mar Hlaing, Mg Kyi Shain, Ma Thin Thin Htay, Mg Myo Htat, Ma Khin Myo Htwe. Professeur : Daw San Aye Thwe.


 
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