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Partenaires s'organise face à un état des lieux catastrophique en Birmanie Version imprimable Suggérer par mail
11-05-2008
PARTENAIRES vient d'obtenir ses visas : nous partons à trois vendredi 15 mai, dont un logisticien et un 'hydro'. Grâce à vos dons, nous allons organiser avec notre équipe locale la distribution de riz, d'eau potable et de baches pour réparer les toits et abriter le riz, puis entreprendre la reconstruction, en particulier des écoles.

PARTENAIRES
est la plus petite des six ONG françaises déjà actives en BIRMANIE (seules autorisées à y aider).
C'est aussi la seule à être fondée sur le bénévolat - et à n'avoir que 2 % de frais administratifs !

Dites bien à vos amis que nous gérerons directement sur place les dons recueillis (dont les 2/3 du montant leur seront remboursés sous forme de crédit d'impôt) et surtout confirmez que la junte ou l'administration birmane n'ont jamais eu aucun accès à nos fonds.

MERCI DE FAIRE PARVENIR VOS DONS* PAR CHEQUE A

PARTENAIRES’ 41 rue des Maronites 75 020 PARIS – T. 01 73 77 77 98

ou d'utiliser la section AIDER de notre site

Un état des lieux catastrophique

Selon notre équipe locale :
A Shwe Pyi Tha où nous travaillons depuis 10 ans, TOUTES les 54 écoles auxquelles nous avons apporté eau et toilettes ont perdu leur toit de tôles (comme notre bureau !) alors que la mousson est déjà là et que la rentrée des classes est toute proche..
9000 réfugiés ont été hébergés là dans 15 camps de fortune, et dans le sud dévasté un ami a vu partout l'armée s'affairer à réparer les ponts et les routes.. ce qui dément les infos selon lesquelles l'administration birmane ne ferait rien.
selon les agences de presse :
«De nombreux petits Birmans vont sans doute devoir suivre leurs cours sous des tentes, dans des campements provisoires car 85% des établissements scolaires de la région la plus touchée par le cyclone Nargis ont été détruits ou très endommagées, ont annoncé les Nations Unies mercredi. La nouvelle année scolaire commençant le 1er juin prochain, le temps fait défaut pour reconstruire les quelque 2.700 écoles primaires dévastées ou pour remplacer le nombre indéterminé d'enseignants tués ou portés disparus après le passage du cyclone. Selon l'Unicef, 350.000 élèves vont ainsi devoir être pris en charge dans des structures précaires et improvisées.
L'heure est donc à la formation en urgence d'enseignants volontaires. Quelque 300.000 kits scolaires doivent être fournis aux enfants concernés et des écoles vont être installées dès que possible sous des tentes ou des structures de bambou.
"Les enfants viennent de traverser une terrible tragédie et un terrible traumatisme", a déclaré Cliff Meyers, conseiller régional de l'Unicef en matière d'éducation. "L'expérience montre que reprendre des activités normales comme aller à l'école les aide beaucoup à appréhender la tragédie et à dépasser les horreurs qu'ils ont traversées"
L'administration américaine va poursuivre son aide d'urgence aux victimes du cyclone Nargis malgré la crainte que la junte militaire birmane ne confisque cette aide ou ne la détourne de ceux qui en ont le plus besoin. Des responsables du département d'Etat américain et de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) ont affirmé mercredi que la crise était si grave qu'ils préféraient prendre le risque que l'aide américaine tombe en de mauvaises mains ou soit vendue pour être sûrs qu'une partie au moins touche au but. C'est pourquoi, pour le moment en tout cas, les livraisons continueront à s'envoler pour la Birmanie.
"Actuellement, les besoins sont tellement énormes que nous prenons des risques dans l'espoir d'apporter malgré tout un peu d'aide à ceux qui en ont le plus besoin", a déclaré Henrietta Fore, de l'USAID. "Il y a une énorme urgence humanitaire à faire cet effort", a-t-elle dit.Selon le premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej qui vient d'effectuer une visite en Birmanie la junte considèrera "au cas par cas" les demandes de visas déposées par les travailleurs humanitaires.
Le commissaire européen au Développement Louis Michel a déclaré à l'AFPTV que la Birmanie était confrontée à un risque de "famine" en raison de la destruction par le cyclone de "tous les stocks de riz" dans la région du delta de l'Irrawaddy, dans le sud-ouest. Le fait que l'Irrawaddy "soit le grenier à riz de Birmanie" place le pays face à "un risque de catastrophe du niveau d'une famine", a déclaré le commissaire européen Louis Michel à l'AFPTV.
"Nous avons besoin d'une réponse vraiment multilatérale, multinationale (...) afin d'éviter cette seconde vague de morts que nous craignons tous à cause du risque que des épidémies se déclenchent parmi des gens déjà affaiblis par leurs conditions de vie actuelles".
Une bonne partie des deux millions de survivants désespérés manquent de tout.
Même si des secours entrent en Birmanie grâce à des avions internationaux qui atterrissent à Rangoun --dont encore cinq appareils américains mercredi--, des organisations humanitaires redoutent qu'il ne soit déjà "trop tard".
Selon les autorités birmanes, le cyclone Nargis a fait au moins 38.491 morts et 27.838 disparus. Mais la Croix rouge internationale estime que le bilan se situe plutôt entre 68.833 et 127.990 morts, peut-être même plus de 200.000 au total selon le secrétaire d'Etat britannique Douglas Alexander.
De fortes pluies sont tombées sur le sud et de nouvelles précipitations sont annoncées ce qui serait "le pire scénario imaginable", selon la Fédération internationale de la Croix-Rouge.
Jusqu'ici, les opérations de secours n'ont permis de répondre qu'à 10% à 20% des besoins en eau potable, vivres et matériels, selon l'ONU.
 
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