| Nouveaux articles |
|---|
|
|
|
Lettres de nouvelles lettre - juin 2005 Ces lettres, envoyées à nos donnateurs, vous premettront d'évaluer l'avancement de nos projets |
|
Lettres parrainage lettre - juin 2007 Ces lettres, envoyées à nos parrains, exposent la vie de nos foyers |
| Questions-Réponses au Président Christian Raymond |
|
|
| 04-02-2010 | |
|
Christian Raymond : ne croyez pas ça ! Avoir été diplomate dans différents pays m'a permis de constater la misère qui y régnait et de prendre conscience des premières urgences, afin d'aider ces pauvres gens à être moins pauvres et à se construire de façon à être autonomes.
Ch.Raymond : Pour une raison bien simple, pour la plupart, les ONG sont de grosses machines, ce qui suppose beaucoup d'administration et d'énergie dépensée, sinon de gaspillage.
Ch.R : La recette est simple le bénévolat. Au siège comme dans les 6 antennes régionales de Partenaires en France,
. Cela ne vous ne vous met pas pour autant à l’abri des charges de fonctionnement : loyers, déplacements, voyages lointains… Ch.R : Si ! Aucun loyer n’est payé en France, pas plus au siège qui est situé à mon domicile, que dans nos antennes, toutes domiciliées gratuitement chez nos bénévoles. A une exception près, parce qu’elle nous avait été donnée par une entreprise au Nigéria, Partenaires n’a jamais possédé la moindre voiture, ni grosse ni petite. Et, pour ce qui est de mes déplacements et voyages, je les paie de ma poche. Il en va de même pour ceux de nos bénévoles qui restent moins de 6 mois sur le terrain, ce qui est une preuve de plus de leur motivation !
. Et l’indispensable matériel de bureau ? Ch.R : Vous voulez parler informatique, sans doute ? Même chose ! Depuis la création de Partenaires, nous n’avons acheté qu’une fois un ordinateur neuf (450 E payés par un donateur – et un d’occasion… à 100 E. Ce qui m’a valu une jolie réaction : à l’occasion d’un mailing auprès des anciens élèves de Polytechnique, l’un d’eux - qui terminait un an d’étude sur ‘la gouvernance des ONG’ – a voulu nous rencontrer pour vérifier notre mode de fonctionnement unique. Sa conclusion ? «Vous n’êtes pas une ONG, vous êtes une « ovni de l’humanitaire » ! Joli, non ?
. Quels résultats obtenez-vous sur le terrain ? Ch. R : Jugez donc vous-même : au fil de ses 18 ans d’age – la majorité ! - Partenaires a en Birmanie construit une école, et rénové une soixantaine d’autres en leur assurant l’eau potable, avec forage, réservoir, réseau et toilettes. Partenaires a également aidé au Nigeria plus d’une centaine de villages, notamment en vaccinant tous leurs enfants. A une autre centaine de villages nous avons apporté l’irrigation, au Brésil, et surtout l’accès à l’eau potable, en Birmanie et e Bolivie. Partenaires a également aidé plus de cent mille bénéficiaires à subvenir à leurs besoins, les mettant sur la voie de l’autonomie.
. Il n’avait pas tort, le polytechnicien qui vous qualifiait d’« ovni » ! Comment faites-vous ? Ch.R : Nous ne fonctionnons qu’en petites structures, ce qui exige des volontaires très impliqués, fidèles également dans la durée, ce qui suppose une grande souplesse. Et en France, rares sont les antennes où nous sommes plus de trois bénévoles. Surtout, il faut le souligner, nous n’avons pas de grands projets trop ambitieux. En revanche, nous ne manquons pas d’ambition : celle de mener à bien de petits projets, que nous suivons de très près et que nous adaptons au fur et a mesure en fonction de l’avancée des programmes. Nous n’hésitons jamais à changer de cap lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous.
. Par exemple ? Ch .R : Dans de nombreux villages brésiliens, nous avions voulu mener de front l’amélioration de l’habitat et l’éducation à l’hygiene, bien que pensant que ce deuxieme aspect serait plus difficile à faire assimiler. Nous voulions aider à la rénovation des maisons par auto-construction, en ne donnant à leurs habitants que les matériaux. Or il s’agissait surtout de femmes seules, les hommes étant assez volages … Contrairement à ce que nous pensions, l’éducation à l’eau propre fut rapidement assimilée, alors que pour la rénovation de l’habitat, nous avons très vite constaté que ces femmes n’utilisaient pas ou même revendaient les matériaux que nous leur donnions. Nous n’avons pas hésité a inverser le programme, et avons réussi a convaincre le bailleur. Peu d’ONG se risquent a faire cela, car souvent tout leur budget dépend de quelques gros bailleurs qu’elles auraient trop peur de froisser, si elles remettaient en cause des objectifs que ces derniers leur ont trop souvent imposés.
. Dans quels domaines agissez-vous ? Ch.R : Tout ce qui est porteur d’avenir. A savoir l’éducation, mais en débouchant sur une vraie formation professionnelle, afin de donner aux adolescents un métier qui assure leur avenir, et mieux : nous les placons.. La santé est notre autre priorité, qui comprend l’hygiène, la prévention et surtout l’eau, ainsi que la PMI (protection maternelle et infantile). En trop d’endroits, les notions d’hygiène sont élémentaires : malades du paludisme, nos paysans mozambicains ne savaient pas que cette maladie chronique leur est transmise par un moustique. Ils laissaient leurs propres bébés jouer nus, alors que le moindre coton léger suffit a les protéger!
. Et, pour faire face à tant de misère, quelle aide peut-on vous apporter ? Ch.R : j’aurai une réponse simple : des bénévoles, des sous et des parrainages ! Car c’est vrai, nous avons besoin de ‘parrains’ pour nos 200 ex-enfants des rues : nous en avons actuellement à peine 60, alors qu’il nous en faudrait 3 fois plus.
. D’éventuels candidats au parrainage redoutent peut-être que ce soit un engagement un peu lourd … Ch.R : Mais pas du tout : le parrainage coûte beaucoup moins que ce qu’on suppose, puisque les sommes versées sont déductibles à 75% de l’impôt sur le revenu jusqu’à 500 euros de dons par an, et encore a 66% au-delà de ce montant !
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|